Un vieux pot en terre cuite devient lampe solaire de jardin

Retourné, peint en coccinelle puis équipé d’une borne à piquet, un pot oublié balise allées et massifs sans câble. Voici le matériel, les étapes et l’entretien.

Mickaël Rault Par Mickaël Rault
3 min de lecture
Un vieux pot en terre cuite devient lampe solaire de jardin
Des pots en terre cuite posés sur une table de jardinage, près d’un petit tas de terreau d’où sort une jeune pousse.

En bref

  • Le principe : un pot retourné et décoré, avec une lampe solaire à piquet glissée dans le trou de drainage.
  • Une version coccinelle se réalise avec trois peintures, un feutre, de la craie et un tampon en mousse.
  • Le gel reste le principal danger pour la terre cuite, qui absorbe l’eau.
  • Pots en plastique ou en béton : même technique, après nettoyage et apprêt.

Un pot en terre cuite oublié dans un recoin du jardin peut servir de support à une lampe, sans aucun câble. D’après Maison & Travaux, il suffit de le renverser, de l’orner, puis d’y enfoncer une borne solaire à piquet, afin de mettre en valeur un massif ou de jalonner une allée.

Pourquoi la terre cuite se prête au détournement

Ce matériau naturel et poreux permet à l’air comme à l’eau de circuler près des racines. De nombreux bricoleurs s’en servent également pour des réalisations créatives à l’extérieur. Sa teinte brute fait ressortir les motifs peints, même lorsque la lampe est éteinte, et qu’il soit rond, cylindrique ou en forme de coupe, le pot constitue un socle stable.

Son poids suffit à l’empêcher de basculer dès qu’une rafale se lève. En revanche, elle boit l’eau, ce qui soulève la question du gel, abordée plus loin. Avant de peindre, il est utile de la tremper brièvement : elle absorbe alors moins, la peinture ne sèche pas trop vite et le rendu gagne en régularité.

Le matériel à rassembler

  • un pot en terre cuite bien propre ;
  • de la peinture acrylique, ou en aérosol, prévue pour l’extérieur, ainsi qu’un pinceau ;
  • un marqueur indélébile, un bout de craie et une petite éponge en mousse ;
  • un vernis ou scellant imperméable ;
  • une lampe solaire munie d’une tige qui se loge dans l’orifice situé sous le pot.

Pour la version coccinelle, il faut des peintures rouge, noire et blanche.

Fabriquer la coccinelle lumineuse

  1. Essuyez le pot à l’aide d’un linge mouillé, puis posez-le à l’envers.
  2. Appliquez du rouge sur le corps et du noir sur la bordure du haut.
  3. Après séchage, en général une trentaine de minutes, tracez à la craie un grand demi-cercle au-dessus de la bordure pour la tête, et peignez-le en noir.
  4. Tracez deux ovales blancs figurant les yeux, ajoutez un point noir au centre de chacun pour les pupilles, puis dessinez deux antennes avec le feutre.
  5. Parsemez le corps de pois noirs avec le tampon en mousse.
  6. Quand le décor est entièrement sec, protégez l’ensemble avec un produit d’étanchéité.
  7. Enfoncez la tige de la lampe dans l’orifice d’évacuation, jusqu’à ce que la partie lumineuse arrive au niveau du haut du pot.

D’autres motifs, d’autres supports

Si l’idée de la coccinelle ne vous séduit pas, variez simplement les teintes : bandes jaunes et noires pour une abeille, fleurs blanches sur un fond bleu, carreaux irréguliers ou rendu tie and dye pastel. Toutes les fantaisies sont permises, pourvu qu’un vernis d’extérieur protège la surface.

Mains peignant en bleu turquoise un pot en terre cuite retourné avec un pinceau éventail.
Un pot en terre cuite retourné reçoit une couche de peinture bleu turquoise, appliquée au pinceau éventail. Photo : Kampus Production / Pexels

La méthode vaut aussi pour des pots en plastique ou en béton. Il faut alors nettoyer soigneusement le support, appliquer un apprêt adapté avant la peinture, et vérifier que le trou de drainage est assez large pour la tige solaire.

Faire durer la lampe

Installez la lampe dans un endroit ensoleillé pour que le panneau puisse se recharger, mais loin des jets d’arrosage, qui salissent vite la cellule. Passer régulièrement un linge doux sur le haut de la lampe renforce son éclairage.

Au printemps, un léger rafraîchissement du vernis redonne de l’éclat aux couleurs.

Photo : Ylanite Koppens / Pexels